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Une ferme industrielle en projet dans l’Aube

Au moment où s’ouvre le Salon de l’Agriculture, la Confédération Paysanne vient de révéler sur son site les projets d’industrialisation de l’agriculture. L’un d’eux concerne le département de l’Aube et plus précisément la plaine d’Arcis.

Le projet aubois serait localisé aux alentours d’Arcis-sur-Aube. A l’intérieur de ce drôle de paquet-cadeau : un gigantesque centre d’engraissement de 2000 taurillons à l’horizon 2016 ! L’investissement se monte à 3 millions d’euros, porté par Copélis, la coopérative Cialyn et la SAS Biogaz d’Arcis pour donner une p’tite touche "verte" à cette ferme industrielle.

La Confédération Paysanne ainsi que de nombreux acteurs de l’environnement dénoncent ce modèle hyper-productif. Et pour cause : un tel site menace non seulement les équilibres écologiques locaux (notamment via les épandages, les odeurs...) mais aussi les agriculteurs qui choisissent la voie de la qualité et qui seront ici soumis à une concurrence mortifère.

Cette usine n’a en effet rien d’un "atelier", comme l’appellent les porteurs du projet pour en donner une image artisanale plus flatteuse. Nous avons ici, face à nous, un site industriel qui aura pour objectif d’engraisser des milliers de taurillons en seulement 8 mois avant d’être envoyés à l’abattage. La logique est donc purement quantitative. Il s’agit de produire de plus en plus de viande à des coûts de plus en plus faibles. Il s’agit d’élever le plus rapidement possible des animaux à grands coups de farines animales, d’antibiotiques et autres joyeusetés dont nous avons le secret. En somme, les "Docteurs Mabuse" de l’élevage veulent produire du bifteck comme on fabrique des stylos bic : le plus vite et le moins cher possible.

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Le site de la future usine d’engraissement

L’habillage "éco-responsable" dans lequel se drape Copelis ne change rien à la réalité. Ces animaux qui arriveront dès l’âge de 9 à 10 mois, seront installés dans des hangars lugubres où ils ne verront jamais la couleur du ciel. Qu’importe si la qualité est moindre. Qu’importe si les risques sanitaires sont plus importants... L’épisode de la "Vache folle" n’a semble-t-il pas servi de leçon à nos responsables. Qu’importe également si ces derniers mois, les crises successives des filières agricoles (porc, volaille...), notamment en Bretagne, ont montré les limites de ce modèle productiviste.

Pourtant, comme l’explique la Confédération Paysanne : « les solutions existent avec l’agriculture paysanne, autonome, relocalisée, respectueuse de ses travailleurs. ». Ecologiquement mais aussi économiquement, une agriculture tournée vers la qualité et les débouchés locaux semble bien plus solide et durable. C’est évidemment un des enjeux, parmi d’autres, des prochaines élections départementales.

Voir en ligne : Carte de l’industrialisation de l’agriculture : Une dérive destructrice pour les paysans

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3 Messages

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  • Bonsoir

    je recherche depuis quelques temps des information sur l’avancé du projet de cette ferme industrielle, avez vous des informations ces derniers temps ?

    cordialement

    Sébastien

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015